XAVIER CORMIER

 

 

 

 

 

Il ne faut jamais dire fontaine est une sculpture qui signale sa situation dans l’espace.

Le motif en métal délimite un espace interne qui n’est cependant pas totalement distinct de l’environnement extérieur où elle est disposée, puisque c’est un volume dont les faces sont ouvertes. La sculpture met ainsi en évidence l’espace alentour,  qu’elle transforme par là même.

Sa forme émerge du sol, depuis un cercle de base, et propose une élévation qui renvoie

à différents signes plus ou moins identifiables. Nous croyions reconnaître une fontaine,

une antenne parabolique, une flèche signalétique, un dispositif de forage ou tout objet associé par la mémoire de celui qui regarde.

La sculpture est donc aussi une mise en évidence de ce phénomène d’analogie formelle, souvent sous-jacent au moment de la rencontre d’une œuvre, voire même dés l’instant

de sa conception.  Ce phénomène singulier, à la manière de la reconnaissance d’une forme dans un nuage, devient un «poème synésthésique» dans la mesure où chacun visualise la forme selon son propre système perceptif. Pour ma part, j’inscris ce travail dans mon ensemble générique «Section du sol», dans lequel les relations entre les œuvres sont élaborées à partir d’associations intimes, elles-même liées à ma perception de la sculpture et à mon principe génératif né de la classification systématique de mon travail.

C’est ainsi que la forme répond à l’invitation de ce jardin. Comme pour lui, nous tentons d’en cerner les contours sans que son contenu ne se détache totalement de son environnement local. Elle s’efforce d’exister malgré sa situation précaire, au cœur d’un projet d’aménagement urbain omniprésent. Dans le jardin recréé de toutes pièces, elle préserve l’idée d’une nature environnante, qui semble encerclée tout en permettant paradoxalement des échanges entre intérieur et extérieur.

Le dessin dans l’espace met en évidence la perméabilité de toute frontière, tout en signifiant son identité autonome.

 

 

 

 

 

 

La tempête a eut raison du premier mur. Nous n’étions donc pas à l’abri d’un succès, sans quoi la tempête n’aurait rien pu balayer du tout. A part les herbes hautes d’une étendue d’argile camouflant des déchets, rien n’aurait bouger, sans la détermination du groupe, et d’Eden notamment. Nous n’aurions regretté, alors, que d’avoir céder aux contraintes du projet. Au lieu de cela, nous nous demandons tout simplement, et avec

nostalgie, si «affronter la tempête» ne pourrait pas convenir comme métaphore du succès d’OSM ? Si le musée d’Eden Morfaux ne relève pas déjà de ce genre de tempête ? Je dirai qu’indirectement, c’est le cas : son projet accomplit ce rêve intéressé d’essayer de balayer toute contrainte pour formuler des possibilités nouvelles, nécessaires à l’art et aux artistes. C’est comme s’il n’y avait plus de limite économique, spatiale ou temporelle, mais seulement un lieu aux dimensions choisies pour la rencontre des oeuvres. Tant de travail pour la lumière, pour le challenge et la beauté du geste. OpenSkyMuseum est une recherche à l’œuvre, l’ambition d’un parcours artistique collectif de plus d’un an, aussi bien que ce besoin de faire boule de neige auprès des étudiants et des artistes. Quand ils voulaient construire un musée à ciel ouvert, pourtant, nous demeurions sceptiques ! Les questions se bousculaient et leurs réponses en appelaient de nouvelles : nous nous demandions pourquoi nous acharner à réaliser une construction si fragile. Nous doutions encore lorsqu’on nous proposait de rencontrer les artistes invités, et de visiter leurs ateliers. Malgré l’apparente détermination générale, nous ne savions pas décider si nous réussirions à mener le projet à son terme. Cependant, nous avons heureusement cédé à nos appréhensions, en préférant notre intuition profonde. Nous accordions le bénéfice du doute au projet parce que nous aimions son pari. OSM avait l’envergure d’œuvres internationales qui vivent déjà en extérieur que nous avons eut la chance de visiter, si bien que nous finîmes par être persuadé qu’il était possible de le faire, mais aussi qu’il le fallait.
Nous voulions, nous aussi, mettre un tel rêve à notre portée. Il fallait bâtir ses murs et ses sols autonomes pour y montrer des œuvres, même s’il semblait s’agir de déplacer une montagne. Renverser tous les problèmes car nous rêvions de nouveauté, de confiance et d’avenir. En nous unissant derrière Eden, rêveur convainquant et sincère, l’espace d’un temps donné, nous nous dépassions tandis qu’on déplaçait nos propres conceptions de l’impossible. Finalement, je me dis que lorsque tombait ce mur nous n’avions rien perdu, au contraire. Les éléments moteurs du groupe de recherche + de réalité ont su gagner notre reconnaissance, notre enthousiasme, notre confiance inébranlable et notre soutien pour tout nouveau déplacement de montagne. La tempête a eut raison du premier mur, mais aussi balayée notre scepticisme, car l’on peut maintenant dire qu’il y avait là des œuvres qui ont réunis plusieurs générations d’artistes. Il y avait sur l’étendue d’argile des développements de l’abstraction qui ont conduit de nombreux visiteurs à envisager l’économie du rêve, et bien plus qu’une colline surexposée aux météores; Les vents intenses de l’estuaire de la Loire.

 

 

 

 

 

On cherche à cette période les traces d’un renard inconnu qui bouscule les zones de chasse de l’espèce dominante. Il viole leurs frontières. Je prends le spécimen abandonné au bord d’une route sur le trajet entre Nantes et Paris : type alpha, genre mâle, de l’espèce inconnue. Je décide de l’emmener. Il faut l’étudier, que je le dissèque pour développer le champ de mes compétences. Il faut impressionner les pairs en appliquant la discipline.

Je commence par décrire scrupuleusement l’individu dans mon laboratoire. Sa blessure principale sectionne la colonne d’une manière barbare.

Dans l’entaille béante, au lieu de la finesse du renard vulgaire, je trouve comme jamais l’ensemble de la violence d’une meute. Tant d’agressivité me fait frisonner, mais je dois mesurer les spécificités de la nouvelle espèce. Je poursuis l’opération pendant des heures et j’extrais chaque organe. Je compare chaque morceau, leur nature, chaque détail. Je détache les éléments de son système nerveux et les raccorde au module électrique pour simuler leur fonctionnement vital. Et Il est magistral. À l’absence de tout type d’estomac se substitut une infime brèche dans l’œsophage.

Je trouve un carnassier de première classe à l’agilité frappante et la course du guépard.

Un terrible animal insatiable dont les proies nourrissent en un instant la chair des muscles surpuissants. Les cellules de la bête continuent de se diviser, même morte, aussi lentement que jamais. Elles assurent au sous genre de l’espèce une vie longue et prospère. Totalement excité, j’imagine depuis des jours ses plus plausibles courbes de croissance. Toutes ses séquences de fonctionnement. Je le baptise Cormier et poursuis sans m’interrompre. Il me faut un spécimen vivant. Que j’observe sa biosphère. Je veux voir de mes yeux l’amplitude de son corps aux aguets et ses gestes furtifs. Je cache mes recherches dans mon coffre à l’étage en sortant de ma bulle. J’éteins la lumière puis retourne sur le lieu de la trouvaille.

Là bas, je découpe le périmètre, quadrillant d’appareils pour capturer la bête.

Pendant douze jours je ne découvre de surprenant que la marche apeurée, nouvelle culture des roux. On dirait qu’ils ont perdu tout goût d’espièglerie, mais aussi leurs femelles. Je comprend que s’il faut trouver l’hybride, je dois capturer l’une d’entre elles. Je construis le terrier idéal d’après les descriptions classiques, sachant qu’il y avait peu de chance pour que le gibier le considère de même, tandis que je perçois finalement la bête entrain de me guetter. Je perd toute contenance en une fraction de seconde et j’aperçois le fauve qui s’attaque à ma jambe, la découpe violemment.

Je sombre dans la sphère de douleur, réduit à un genre de néant, mais je m’éveille pourtant, incapable de bouger. Je baigne dans le sang, le corps morcelé et méconnaissable, comme l’endroit ou je me trouve. J’aperçois impuissant, à travers une fissure, la bête aux dimensions quadruples de mon spécimen mort.

Elle est plus grande et il semble qu’elle est indestructible. Je ne lui trouve plus aucune faille. Je vais mourir là, incapable de penser à me défendre, ou à faire abstraction de ma situation misérable, dans l’épisode funèbre de ma propre inconscience.

De nouveau je m’éveille dans l’agonie et la surprise, entraperçois la bête qui vient pour m’achever, lorsqu’un bruit sourd se fait entendre au loin. Je tente de me retourner dans un dernier sursaut pour ne pas voir la mort en face. Dans l’intervalle, je me trouve sous la meute de renards vulgaires qui fond sur mon bourreau, et moi. J’assiste au plan‑séquence du film gore dont nous sommes les victimes. Et plonge dans la mort en observant l’espèce commune avec stupeur, transformée en unité de combat, qui dépèce rageusement l’intrus, avant de se nourrir de nos morceaux épars, à peine refroidis.

 

 

 

 

 

Dans l’infini de l’espace il y a la Terre, notre planète globale que l’on perçoit à peine.

C’est la section initiale de l’espace, délimitée par l’atmosphère. Découvrons les mers et les continents présentés sur les cartes de nos satellites. Où commence tout espace fini. Devenons les sphères, dans l’infini de l’espace, au plan du sol et dans le champ du ciel. Soyons leurs connexions, devenons leurs limites. À perte de vue, d’en bas, voyons le ciel s’étendre vers l’infini des cieux célestes ou la voûte des nuages. Levons les yeux au ciel, ou bien plongeons d’un satellite, et voyons cette section du ciel qui démarre avec la couche d’ozone pour se jeter au sol. Voyons ce lieu qu’elle délimite. Si bien que nos figures, reliées entre-elles par on ne sait quel rhizome, deviennent lignes ou limites du sol, en même temps que du ciel. Nous demeurons au sol et l’essentiel de notre corps épouse les contre formes du ciel en mouvement. Il y a l’air dans la section du ciel, les corps et les humidités. Il y a des formes bizarres, des nuages et peut-être même le vide. Sous l’au delà du ciel, entre les corps célestes. Un vide dans la section de l’espace. Ou un tout qui englobe les planètes, voire les planètes elles-mêmes. Simplement sur la Terre. Vide ou trop plein. Des figures divisant un espace dans l’intervalle de leurs mouvements de corps et de pensées en action. Des volumes d’air, de matière minérale et de chair qui délimitent comme nous des formes et des contre-formes, des espaces et des contre espaces.

 

 

 

 

 

Sous le couvent des Calvairiennes, ou collège Sévigné, s’écoule un n ruisseau. Son passage s’étend jusqu’à place de Hercé, où il rejoint un nouveau cours, provenant du dessus de la place Saint Vincent.

Ensemble, ils dévalent le quartier du Gâtoir pour se jeter dans la Mayenne. Ce sont des vestiges souterrains qui rappellent la ville d’eau, de marais et d’étang qu’était Mayenne avant les grands travaux. En suivant ce tracé et la descente des eaux, on trouvait des ruelles qu’empruntaient les passants, pour rejoindre les métiers

exercés au bord de la rivière: les pêcheries, les lavoirs, les tanneurs et moulins, plus tard les abattoirs. Cependant, plusieurs siècles durant, on canalisa tout. Aux ruisseaux on creusa des aqueducs, à la Mayenne on érigea des quais pour construire à Mayenne les axes goudronnés de communication. Parallèlement à l’ancienne Grande Rue fût tracé Ambroise de Loré que l’on relia ensemble par des axes majeurs: les actuelles rues de Verdun, Charles de Gaulle et les quais. Des routes pour un re-nivellement, ou de larges murailles de pierre qui piègent la rivière et des ruelles sectionnées par ces grands monuments. La canalisation produit des aléas dont on trouve les indices. Une pensée aujourd’hui pour la ruelle qui descendait à droite de la statue Cheverus, allait à travers les jardins de l’actuelle mairie, et ceux de la propriété Bertrand. Elle traversait le mur d’enceinte du parking de Verdun, rejoignait la ruelle du Gâtoir pour nir aux pêcheries et se jeter dans la Mayenne. Voyez ces arcades et tunnels, voyez là des indices.

 

 

 

 

 

Au vocabulaire des sphères, on compte désormais cette Comète.

Elle traîne sa suite de bois, l’image du rayonnement de l’œuvre sur notre plan d’existence, au cœur d’un paysage lunaire. La comète passera, fugitive, tous les quatre-vingt ans, pour nous rappeler que l’équilibre de notre monde qui ne tourne pas rond met en mouvement une quantité de matière suffisante pour lui donner la forme sphérique qu’on lui connaît si bien ; et nous d’attendre le déséquilibre d’une météorite et ses déflagrations pour produire l’onde d’un choc, pour stopper l’inertie, qui nous divertiras un temps, et l’on diras, j’étais là quand elle passait la dernière fois, et après tout changea.

 

« Il faut qu’une ligne au moins soit braquée chaque jour sur moi,

comme on braque aujourd’hui le télescope sur les comètes ».

F. Kafka

 

 

 

 

 

De même que de la fange naissent certains conquérants, la lumière crie des ombres chez Joël Degbo. Le peintre sillonne les nuits, l’appareil photographique en main, résolu à capter les accords passés dans un instant entre l’homme aux aguets, et la rue. Il nous propose des bails de nuit, sans mélodrame, en nous rendant témoin ou acteur d’événements par trop souvent sans conséquence. Du décalage entre une photographie et la réalité à l’enrichissement de l’image par le peintre, il nous parle du regard que son quotidien a forgé. En un instant la frontalité picturale des tableaux présentés ici laisse le soin aux détails d’implanter le décor ; L’espace et le rythme des couleurs expriment quand à eux la profondeur de la scène représentée. Le peintre nous laisse la possibilité d’entrer dans ses promenades nocturnes tout en nous proposant d’y glisser nos propres histoires et fantasmes.

 

NB : Le bail est une expression dérivée de l’argot qui signifie une affaire, un deal, un business. On dit gérer ses bails.

 

 

 

 

 

Cela était allé très vite et ça s’était planté dans le sol.

Certains virent le corps une seconde dans le ciel,

parvenu de l’espace sublunaire.

Plus prêt, on observait sa majesté.

Cela s’était planté là sous leurs yeux et tous les autres ne l’aperçurent même pas.

 

Il fallait supposer que l’objet pouvait ne pas être venu de L’espace au dessus de la lune mais une simple cellule terrienne projetée en des temps ancestraux et revenue sur ses pas, qui, changeant d’orbite ou en le retrouvant, revenait sur la terre à l’image de tant d’autres, comme un point déterminé en rotation constante autour du grand astre solaire.

 

 

 

 

 

Prochain état de palabre

Et non pas le premier

 

Tu tressailles à l’idée d’être vrai

 

Tu nais des tréfonds d’une seule âme

Celle là seule qui s’est projetée

 

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Meus

 

Tu te me

 

Cesses

 

Livre nous l’indomptable

 

Qu’à ton passage il gise

 

Donnes nous l’abreuvante inertie

 

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Il y eut un audit remarquable

Qui décerna la pêche

 

On ramenda au profit des engins

 

D’aucuns dirent même cette pêche :

On mettra la main dessus

 

Et puis l’on épuisa

 

 

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Voyez s’ils répondent aux restes fluides

Charriés des ondes vagues

 

C’est la condition parfaite

 

Voyez s’il est télescopique

Ce canal contraint l’auditeur à répondre

 

C’est un standard canalitique

Il répand

 

 

 

 

 

Lorsque nous recevions son aquarium-volière Duplex et ses vertigineuses Vertigos dansantes à l’occasion de Nuit blanche Mayenne le premier octobre, l’évidence s’imposait,

le design de Constance Guisset mérite sa première exposition monographique, comme un bilan. C’est avec un plaisir facilité qu’on retrouve aujourd’hui ses lumières à la Chapelle des Calvairiennes, dans ce travail subtil aux formes élaborées. Décidons qu’on est à une frontière de l’art d’où s’échappe un vent d’inspiration et voyons qu’ainsi - même si du bon design n’accède pas à l’art en perdant son usage objectif dans l’espace muséal – nous trouvons devant nous un jardin de délices suspendu, installé dans un mouvement, à attendre l’éveil du nouveau visiteur. Entre design d’espace, scénographie et design d’objets, les multiples facettes du travail de Constance Guisset transportent selon nous l’usager dans des espaces d’intimité. Du Duplex au Vertigos dansantes que nous retrouvons

aujourd’hui, en passant par la Structure lumineuse pour Molteni et Mezanine,

nous oscillons entre intérieur et extérieur sans savoir si ces objets nous transportent ou s’ils importent cette nature qui inspire les artistes. Plus loin nous nous installons dans un large pouf conçu en Toile de Mayenne d’où scintillent les miroitements fugaces filmés ici et là par la créatrice. Et la question demeure, où nous trouvons nous ?

L’exposition se trouve dépositaire d’un travail élevé à l’aube d’un tournant. Devant nous les formes généreuses rappellent le calme trompeur des étendues sauvages qui s’animent soudainement d’une griffe animale. Fugacement tout bascule, les objets s’animent puis retrouvent leurs calme tout aussi rapidement, à l’image de la créatrice devant l’insolence d’un défaut. Les Vertigos dansantes troublent encore notre perception par leur finesse et leur simplicité. Les lampes Angelin s’enroulent comme autant de chrysalides tandis que les boîtes Cairn reposent sur un équilibre faussement précaire, élévations improbables de formes évoquant les amas artificiels de pierres qui se rencontrent en marchant le long des côtes bretonnes. Cela ne tient qu’à un fil. Dans ses réalisations, Constance Guisset offre ce petit quelque chose en plus que cherchent sans arrêt les créateurs. Elle y décline ses précipités chimiques de multiples manières comme le miroir Francis. Tantôt rouge coquelicot, cadeau accessible pour un clin d’œil convexe, tantôt profondément bleuté,

coup d’oeil illusoire qui inspire un regard plus terrien sur cet objet de poche.

La recherche de pigments se fait finalement jeu d’esthète, dans un format plus grand pour Francis large qui évoque la rencontre du miroir vieilli dans l’atelier de Francis Bacon.

Grâce à son caractère déterminé et à ses références précises la femme de grand talent défend son approche intimiste et sexuée au cœur de contraintes industrielles qu’elle a choisi pour mieux se repérer. Nous saluons ses choix.

 

 

 

 

 

Une bulle pénètre une construction, comme pour la première fois.

Un corps repousse les limites dans une tension extrême. Forget if you can est une pellicule qui recouvre chaque centimètre de la surface de la nef dans la Chapelle, une surface sombre qui unifie l’espace, et l’inverse. Nous ne reconnaissons plus le retable qu’à sa forme moulée Nous sommes deux fois dedans, dans un corps caverneux, lui même dans la Chapelle. L’artiste surligne cette intériorité. Le centre d’art contemporain de Mayenne, joyau de la ville, devient un corps qui respire et prend vie; le corps de l’institution religieuse se transforme en un vaste poumon ; vous entrez dans la Chapelle des Calvairiennes, admirez ses entrailles pleines de grâce.